Vendredi 27 janvier 2012
5
27
/01
/Jan
/2012
13:51
L'ouverture d'une "Cité de la Gastronomie" est à l'étude sur le marché de Rungis (Val-de-Marne), un projet
initié par la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
La MFPCA, qui a soutenu en 2010 la candidature du "repas gastronomique français" au patrimoine de
l'humanité de l'Unesco, veut faire de cette cité "une véritable référence internationale", selon une note de la préfecture d'Ile-de-France dont l'AFP a eu connaissance, confirmant une information
du Figaro.
Au menu de cette future institution: un musée, un centre de formation, des espaces de dégustation et des
restaurants...
D'autres sites sont en compétition pour l'accueillir, comme les Usines Christofle à Saint-Denis
(Seine-Saint-Denis) ou les Halles Paul Bocuse à Lyon.
Mais pour la Semmaris, qui gère le marché d'intérêt national (MIN), Rungis est le meilleur candidat.
Ouvert en 1969, le MIN de Rungis est le plus grand marché de produits frais au monde. Il abrite quelque
1.200 entreprises qui emploient près de 12.000 salariés.
"On approvisionne tous les grands restaurants parisiens, on est adossé à la capitale mondiale de la
gastronomie", a justifié Francis Lefèvre, secrétaire général de la Semmaris, qui a accueilli le projet de Cité avec enthousiasme.
Pour faire la différence, le projet de Rungis met en avant un réseau de transports étoffé dans le cadre du
Grand Paris, à proximité de l'aéroport d'Orly: nouvelles gares de métro, nouvelles lignes de tramway, interconnexion TGV entre Orly et Roissy...
"Rungis sera mieux desservi que Châtelet!", s'est réjoui M. Lefèvre.
La Cité de la Gastronomie pourrait aussi profiter du projet de campus des métiers, que la ministre de
l'Apprentissage Nadine Morano avait annoncé lors d'une visite sur le marché fin décembre, et de l'éventuelle installation du futur grand stade de rugby.
Une étude de faisabilité menée par l'Etablissement public d'aménagement Orly-Rungis-Seine-Amont (EPA-ORSA)
commencera début février, sur "l'implantation exacte de la Cité et sur la viabilité économique du projet", a-t-on indiqué à l'EPA-ORSA, précisant que ses conclusions seraient rendues à
l'automne.
AFP